Changements morphologiques de la région lombaire

Vous êtes ici

Changements morphologiques de la région lombaire

Les variations anatomiques de la région lombaire sont bien connues. Et elles sont relativement fréquentes. En premier lieu il peut y avoir lombarisation, c'est-à-dire que le sacrum ne se soude pas dans son entièreté et donne lieu à une vertèbre lombaire supplémentaire. Enfin, il peut y avoir sacralisation, c'est-à-dire que la dernière vertèbre lombaire se soude au sacrum, donnant lieu à 4 vertèbres au lieu de 5. Généralement, pour déterminer la présence de ces variations anatomiques, on procède à une radiographie de la région lombaire. On vérifie alors l'endroit où les dernières côtes se situent afin de déterminer la 12ième vertèbre thoracique. Sachant que la vertèbre situé sous la 12ième thoracique est la 1ère lombaire, il est alors possible de faire le décompte des vertèbres lombaires. Une étude récente des variations anatomiques lombaires a démontré une prévalence d'environ 6% et 3% pour les cas de lombarisation et sacralisation, respectivement1.

Toutefois, il s'avère qu'une autre variation anatomique soit fréquente: la présence de côtes lombaires. Comme le nom le suggère, ce sont des côtes surnuméraires au niveau des vertèbres lombaires. La même étude a démontré que près de 80% des personnes avec lombarisation sont également porteur de côtes lombaires. Ceci est très important à savoir puisque la méthode usuelle afin de débuter le décompte des vertèbres lombaires prend pour acquis que les côtes sont d'une configuration normale. La résultante est que régulièrement des lombarisations sont probablement manquées. L'étude actuelle ne fait pas partie de ce nombre puisque les radiographies ont été effectuées à partir de la tête afin de s'assurer d'un décompte optimal des vertèbres. 

Quoiqu'il soit controversé qu'une lombarisation ou sacralisation soit contributrice à des symptômes lombaires2, il demeure parfois important de connaître la présence de cette variation anatomique. En effet, si une vertèbre additionelle est complètement formée, avec un disque intervertébral et articulations facettaires, il est alors possible qu'elle présente une dysfonction, à même titre que n'importe quelle autre vertèbre. Ceci prend tout son sens lorsque l'on sait qu'il n'est pas d'usage de tenter de déterminer par palpation si un patient est porteur ou non d'une de ces variations anatomiques.

Laisser un commentaire

Votre courriel ne sera pas publié. Les champs obligatoires sont indiqués*




À Propos de l'auteur


ERIC ROUSSEAU

EricPhysiothérapeute depuis 16 ans, Eric s'est tout d'abord spécialisé en thérapie manuelle. Il a acquis une solide expérience en douleurs musculo-squelettiques de toutes sortes. Par ailleurs, il détient les attestations de son Ordre Professionnel afin de pouvoir prodiguer des manipulations périphériques et vertébrales, en toute sécurité. Depuis quelques années, il a décidé d'orienter la plupart de ses lectures et formations continues vers l'évaluation et le traitement des céphalées, des problèmes temporo-mandibulaires, et autres douleurs faciales et à la tête. D'ailleurs, Eric a débuté une formation spécialisée d’envergure internationale, donnée par le Cranio Facial Therapy Academy (CRAFTA). Cette formation basée sur les évidences scientifiques est ouverte aux physiothérapeutes, dentistes et orthophonistes. Elle représente le consensus de plusieurs sommités, et intègre de façon avant-gardiste diverses sphères touchant l’évaluation et le traitement de cette zone complexe. Ceci permet évidemment d’avoir une compréhension approfondie des différentes problématiques douloureuses et de mieux comprendre les interrelations entre la région cervicale, l’articulation temporo-mandibulaire, les os du crâne, ainsi que les structures nerveuses faisant le pont entre toutes ces différentes régions anatomiques, trop souvent considérées de façon isolées, tout en ayant un regard sur la déglutition, les parafonctions et l’occlusion, notamment. Eric participe également à des projets de recherche dont les résultats sont publiés dans des journaux avec revue par les pairs sur le sujet du syndrome d’apnées obstructives du sommeil. Ceci lui permet notamment de mieux comprendre les liens complexes entre douleur, sommeil, morphologie cranio-faciale ainsi que physiologie des voies aériennes supérieures.

Pour plus de détails sur le cheminement de Eric, veuillez consulter son curriculum.